Priorités Profils CNAP OASU

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Les priorités des profils CNAP de l’OASU sont pour l’année 2019 :

  • en Astronomie-Astrophysique : GAIA, ALMA, JUICE, SKA
  • Section Surfaces Continentales Océan Atmosphère
  • L’extension de la mission Gaia est garantie jusqu'à fin 2020 avec un avis favorable pour 2021-2022. Il est probable que les observations se poursuivront jusqu’à la fin de vie du satellite en mars 2025.  Cela conduira à la publication du catalogue final vers 2027-2028. Afin d’assurer les tâches de service au niveau requis pour le plein succès de la mission durant cette période étendue (augmentation du volume total de données, mais aussi intégration de toute la connaissance acquise sur l’instrument), il est nécessaire de renforcer l’équipe M2A du LAB. Les tâches prioritaires concernent la compilation de données auxiliaires et la validation des paramètres stellaires. Une forte priorité concerne les Objets Etendus (morphologie des galaxies, détection de galaxies hôtes de quasars, détection de candidats mirages gravitationnels) dont les opérations commencent en 2019 et les produits seront inclus dans les prochaines Data Releases. Cette tâche concerne des travaux de validation des produits, et d’amélioration des algorithmes.
    Contact OASU : Caroline Soubiran (LAB)
    L’OASU, via le LAB, est impliqué dans le développement des interféromètres radio ALMA et NOEMA, à la fois en électronique (échantillonneurs à haute fréquence et filtres numériques) et sur les logiciels (GILDAS et passerelle GILDAS-CASA) en collaboration avec l'IRAM. Il dispose de compétences pointues dans les techniques d'observation radio, plus spécifiquement en interférométrie millimétrique, qu’il met au service de la communauté française et internationale, notamment dans le cadre du nœud de l'ALMA Regional Center (ARC) européen piloté par l'IRAM. L’OASU est déjà impliqué dans 2 tâches de services dans le cadre d’ALMA : 1) le soutien direct au sein de l’ARC à Grenoble par délégation d’un personnel CNAP, et 2) le développement de logiciels et de méthodes d’analyse de données liées à ALMA et NOEMA. De plus, l'OASU assure la coordination de l'activité ANO3 – ALMA-IRAM qui regroupe l'IRAM et les OSU partenaires (OBSPM, OSUG, OASU).
    La mise en service du nouveau corrélateur PolyFix de NOEMA augmente considérablement la quantité de données et la couverture spectrale instantanée de l’interféromètre. Le développement d'outils d'analyse de données adaptés aux caractères massivement multi-spectral et à large bande instantanée devient essentiel pour les recherches effectuées, et ce d'autant plus avec la part croissante prise par les grands programmes d’observation. La tâche de service proposée consiste donc à développer les outils nécessaires pour l’imagerie à grand champ et à large bande, la reconnaissance spectrale automatique, la prise en compte des effets liés à l'indice spectral de l'émission du continuum, la visualisation multi-spectrale à 3 dimensions. Ces développements se feront à l’OASU sous la supervision de Stéphane Guilloteau (LAB), coordinateur de l’ANO3 – ALMA-IRAM.
    Contact OASU : Stéphane Guilloteau (LAB)
    La tâche de service labellisée ANO-2 est portée par l’Observatoire de Paris (responsable national Emmanuel Lellouch) et l’OASU. Elle comprend deux parties :

        1. Fourniture de sous-systèmes pour l’instrument (LERMA, Observatoire de Paris

        2. Préparation des étapes nécessaires à l’acquisition, l’analyse et la mise à disposition des observations pour la communauté (LESIA, LAB) : caractérisation et calibration de l’instrument, définition des stratégies d’observation, uplink/downlink/archivage.

    L’OASU est fortement impliqué dans la partie 2, à travers les travaux de personnels rattachés au LAB (deux chercheurs CNAP, un chercheur CNRS et un ITA en informatique). Certains besoins concernant cette tâche de service ne peuvent cependant pas être couverts par les personnels en poste, aussi l’OASU et le LAB affichent une demande de poste CNAP avec pour la partie tâche de service le profil suivant :

    • 2019-2020 : participation aux "Full Functional Tests" (tests des fonctionnalités de l'instrument) ou le cas échéant développement d'un simulateur d'instrument, pour valider les modes d'observations que nous développons au LAB, avant la livraison de l'instrument

    • 2019-2022 : calibration au sol de l'instrument

    • 2019-2022 : participation à la planification des opérations et aux activités des Working Groups ESA-JUICE

    Contact OASU : Françoise Billebaud (LAB) 
    La tâche de service proposée concerne le développement d’outils de simulation et de configuration d’observations en vue d’optimiser les performances et l’apport de l’interféromètre SKA lorsqu’il sera utilisé en synergie avec des réseaux VLBI (Very Long Baseline Interferometry) qui comprennent des radiotélescopes situés sur différents continents. Ce mode d’observation SKA-VLBI permettra d’atteindre une très haute résolution angulaire via la mise en œuvre de bases interférométriques allant jusqu'à 10 000 km, et avec une sensibilité inégalée du fait de l’insertion de SKA dans un tel réseau.
    Les objectifs visés sont l’astrométrie et la cartographie à très haute résolution et très haute sensibilité, par exemple en insérant SKA1 dans le réseau EVN (European VLBI Network) et le futur réseau AVN (African VLBI Network) en cours de mise en place via la réhabilitation de grandes antennes de télécommunications situées sur le continent africain. Pour ce qui est de l’astrométrie, outre le gain en sensibilité apporté par la surface collectrice de SKA, il s’agira aussi de tirer profit de la multiplicité des antennes, voire des capacités de « multi-beaming » de SKA, pour étudier des configurations où le réseau observe plusieurs sources, situées dans différentes zones du ciel, simultanément, et améliorer ainsi la qualité du repère de référence céleste extragalactique. S’agissant de l’imagerie, les études porteront sur l’optimisation de la couverture du plan u-v ainsi que sur la reconstruction d’images VLBI en présence d’un élément très sensible (SKA1) au sein du réseau. A moyen terme, ces simulations seront étendues dans la perspective de SKA2 qui constituera un réseau VLBI en lui-même, nécessitant de fait des approches différentes.
    Les travaux seront conduits en lien avec l’institut VLBI européen JIV-ERIC (dont la France, via le CNRS est membre), situé à Dwingeloo aux Pays-Bas, et s’inscrivent dans le cadre du « focus-group » SKA-VLBI du projet SKA.
    Contact OASU : Patrick Charlot (LAB)